Les animaux, miroir de l’homme.
Adrian Preda est né en 1985 à Bucarest. Il a fréquenté le lycée d’arts plastiques Nicolae Tonitza et étudié les arts graphiques à l’Université nationale des arts de Bucarest (UNArte), dont il est sorti diplômé en 2008 après avoir effectué une partie de ses études à l’Université des arts de Poznań, avant d’obtenir un master en 2010. En 2023, il a soutenu son doctorat dans la même université avec une thèse intitulée « Subiectul animal » (Le Sujet animal), consacrée à la représentation de l’animal en peinture. Il expose depuis 2009. Son travail explore la relation entre l’humain et les autres espèces : les animaux y servent de miroir aux problèmes humains, de la consommation et du pouvoir jusqu’à l’effondrement écologique et l’expansion dans l’espace.
Preda pratique la peinture (acrylique et huile sur toile), le dessin (crayon et pastel sur papier noir) et l’objet. Ses compositions sont construites à partir d’images trouvées et de ses propres photographies, assemblées numériquement, projetées à l’échelle et peintes de manière réaliste dans des couleurs artificielles. Dans « Fashion Prey » (2009–2010), les animaux portent des logos de marques sur leur pelage ; dans « Golf Club », des golfeurs sont interrompus par des animaux dans leur propre habitat ; « Drift » (2010) est centré sur les ours polaires. Suivent « Public Transport » et « Rise », cette dernière plaçant des monuments célèbres dans un monde post-apocalyptique inondé. Depuis 2015, il travaille à la « Space Series », où les images du cosmos deviennent une critique de l’exploitation et d’une science mise au service du profit.
La première exposition de la série spatiale, « On Heavenly Bodies », a eu lieu à H’art Appendix en 2015, suivie d’une exposition personnelle à la H’art Gallery en 2020. Au MARe (Musée d’art récent, Bucarest), il a participé à « Arta și orașul 1974–2021 » (L’Art et la ville, 2021–2022) et à « Monstrul, pătratul și hohotul » (Le Monstre, le carré et l’éclat de rire, 2024–2025). En 2025, le projet « Space Series », cofinancé par l’AFCN (Administration du Fonds culturel national), a donné lieu à deux expositions personnelles sous le commissariat d’Ioana Marinescu et de Weronika Kobylińska : « Asteroids and Exoglyphs » à la Fundacja Archeologia Fotografii (Fondation Archéologie de la photographie), à Varsovie, et « Size and Scale » à SATELIT, Musée technique national Dimitrie Leonida, à Bucarest. Son travail a fait l’objet d’un long entretien dans Scena9 (2024) et d’un essai de Mihaela Cîrjan dans Revista Arta (2025).
Il collabore avec la H’art Gallery depuis 2009. La galerie a organisé ses expositions personnelles de 2015 et 2020 et a été partenaire de « Size and Scale ».
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