Cătălin Bădărău (né en 1981 à Adjud) est sculpteur ; il vit et travaille à Bucarest. Il a étudié la sculpture à l’Université nationale des arts de Bucarest (UNArte) auprès d’Aurel Vlad (licence 2007, master 2009, doctorat 2014), avec une bourse d’études à Rome en 2008. Depuis 2008, il est assistant au département de sculpture de l’UNArte, et il est membre de l’Union des artistes plasticiens de Roumanie (UAP) depuis 2007. Sa sculpture traite du corps humain sous pression : la violence, la souffrance, le travail, la migration, la déshumanisation et la culpabilité, et ces dernières années la mémoire de la répression communiste et le sacré. La main, comme geste du travail, de la bénédiction ou du châtiment, en est le motif central.
Il travaille avec des matériaux peu courants dans la sculpture roumaine (silicone, mousse de polyuréthane, résines, fer, verre, eau, polystyrène taillé, pierre composite) et, plus récemment, avec le bronze coulé d’une seule pièce à partir de moules en silicone, aux surfaces travaillées au graphite, de sorte que la forme paraît molle alors qu’elle est dure. Les séries « Depersonalizare » (Dépersonnalisation), « Meat Me », « Derail », « Washing the Guilt Away », « Brotherly Love », « Martirii » (Les Martyrs) et « Anatomy of My True Belief » vont des pièces murales et sur socle aux installations avec de l’eau et aux ensembles monumentaux, comme les onze sculptures de 3,5 m de « Monumente în mișcare » (Monuments en mouvement, Mémorial de la prison de Pitești, 2017) et les six de « Martirii » (Maison mémoriale Iuliu Maniu, Bădăcin, 2025).
Parmi ses expositions personnelles figurent « Perpetuum Violence » à la Nasui Collection & Gallery (2016), une exposition personnelle au palais de Mogoșoaia (2019), « Land of Plenty » à l’Institut culturel roumain de Londres (2021), « Washing the Guilt Away » à la Mobius Gallery (2022), « Performative Sculpture » au Musée d’art contemporain du Musée national Brukenthal, à Sibiu (2024), et « Pata carmin a gesturilor definitive » (La Tache carmin des gestes définitifs) à l’IOMO Gallery (2025, commissaire Horațiu Lipot). Il a présenté deux expositions personnelles à la Galerie#23 de Velbert, en Allemagne (2013, 2015), exposé « Uprooted / Dezrădăcinat » avec Aurel Vlad à l’Institut roumain de culture et de recherche humaniste de Venise (2016), et participé à Contemporary Istanbul (2015) et au RAD Sculpture Park, à Bucarest (2025, 2026). Le Musée national Brukenthal a acquis l’une de ses œuvres en 2024.
Il figure dans l’anthologie « 100 Sculptors of Tomorrow » (Thames & Hudson, 2019). Il a reçu le Prix de sculpture de l’UAP pour 2024, le Prix de la jeunesse de l’UAP (2017), ainsi que les prix de sculpture de la Biennale Gheorghe Petrașcu de Târgoviște (2010) et de la Biennale Aegyssus de Tulcea (2015).
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